Le tabagisme

La méthode : l'hypnose thérapeutique
Cette technique naturelle aide à maîtriser les inconvénients secondaires fréquemment reliés à l’abandon du tabagisme, par exemple:

1) l’accroissement de la tension nerveuse
2) la tendance à compenser
3) l’obsession

Cette méthode est personnalisée, elle tient compte du profil psychologique du fumeur et de sa motivation personnelle.

L’hypnose fait de l’inconscient l’allié du désir de se débarrasser de la cigarette.

Il est possible d'arrêter de fumer sans souffrir
Beaucoup de fumeurs craignent de souffrir en abandonnant la cigarette. L’hypnose supporte l’action positive qui découle du choix adulte d’arrêter de fumer et procure satisfaction et détente. Une sensation de bien-être physique apparaît quand le corps cesse d’être intoxiqué par les poisons contenus dans la cigarette. L’apprentissage de l’auto-hypnose est souvent le moyen le plus efficace pour maintenir le cap vers la liberté pendant la 1ère année de sobriété. Elle est enseignée par tout hypnologue professionnel en peu de temps.

Trois étapes préalables
D’abord, le thérapeute questionne le fumeur pour déterminer ses motivations qui le poussent à vouloir se libérer du tabagisme. Cette étape est importante puisqu’elle permet de préciser les suggestions qui seront faites pendant la séance d’hypnose.

Ensuite, le thérapeute teste la réaction du fumeur à la suggestion. Si le fumeur réagit bien, c’est à l’étape suivante que commence l’hypnose.

La dernière étape consiste à mettre le fumeur dans un état de relaxation qui augmente sa réceptivité à la suggestion et le rend capable d’arrêter de fumer avec le plus de facilité possible.


Questions et réponses sur l’arrêt
de fumer par l’hypnose thérapeutique

Voici les réponses aux questions généralement posées concernant l’abandon du tabagisme par l’hypnose avec l’Association des Hypnologues du Québec (1977).

1. Les méthodes de groupe sont-elles efficaces ?
À notre connaissance, la méthode de groupe ne peut pas tenir compte des difficultés de certains sujets face à l’état d’hypnose. Là où une personne est satisfaite, une autre prétend ne pas avoir obtenu suffisamment d’attention. Cette méthode n’est pas la plus efficace.

2. Quel est le nombre de rencontres en privé nécessaires pour arrêter de fumer ?
Généralement, il suffit d’une à six rencontres pour cesser de fumer avec l’hypnose. Le nombre de rencontres varie selon la réceptivité de chaque individu et la décision de chacun.

3. Combien cela coûte-t-il ?
Il n’y a pas de réglementation pour les coûts mais une première session avec un hypnologue coûte environ 120$ pour la première rencontre et 60$ pour les rencontres subséquentes (si nécessaire).

4. Où doit-on aller ?
L’hypnologue travaille à partir de son cabinet privé, d’autres vont à domicile.

5. Et la dernière cigarette ?
Il est préférable qu’avant d’obtenir son rendez-vous, le fumeur ait déjà écrasé en partie ou en totalité. Une diminution notable doit être entreprise dans la semaine qui précède le rendez-vous afin que l’hypnose agisse avec vitalité.

6. Les résultats ?
La décison prise par le fumeur date parfois de plusieurs années et détermine le succès des séances d’hypnose. Nous notons des résultats concluants chez ceux et celles qui décident d’eux-mêmes et se servent de l’hypnose non comme d’une panacée mais comme outil de soutien.


Définition du fumeur

On distingue 3 types de fumeur possibles.

Type Consommation
1. Fumeur 1 cigarette au moins par jour
2. Ex-fumeur pas de tabac depuis au moins 1 an
3. Fumeur passif sous l'influence d'un tabagisme passif


Quelques chiffres

1996 : 13,5 millions de fumeurs (8 millions d’hommes ; 5,5 millions de femmes)

  • On considère que le tabac est responsable de 60000 décès prématurés par an et qu'il est en cause dans la survenue d'un tiers des cancers.
  • Un fumeur régulier sur deux mourra victime du tabac et la moitié de ces morts surviendra avant l'âge de 70 ans.

Sevrage tabagique
Le tabagisme est lié au développement d'une double dépendance :

  • pharmacologique, que l'on rapporte à la nicotine
  • non pharmacologique, comportementale

Avant d'entamer un sevrage tabagique, il faut :

  • évaluer la dépendance à la nicotine
  • on peut aussi doser les marqueurs biologiques permettant de quantifier le tabagisme : CO expiré, cotinine urinaire. Ces marqueurs sont faiblement corrélés à la dépendance.
  • Le dosage de la cotinine urinaire est un excellent marqueur de la consommation de tabac.

Pour palier le syndrome de sevrage, on peut proposer, en fonction du résultat du test de Fagerström : gomme à mâcher, qui donne un taux de sevrage moyen de 19%, à un antimbre transdermique (patch) qui donne un taux de sevrage moyen de 16% à un an

On peut aussi proposer

  • Une aide psychologique et relationnelle ; les autres méthodes (acupuncture, homéopathie, mésothérapie, hypnose), difficiles à évaluer, ont donné des résultats contradictoires.

Une consultation de sevrage tabagique

  • Le sevrage tabagique est essentiel après une intervention curative pour cancer bronchique


Tabagisme passif

Définition :

  • Inhalation involontaire par un non-fumeur de la fumée de tabac contenue dans son environnement.
  • Le tabagisme de la mère pendant la grossesse est associé à une fonction respiratoire réduite à la naissance.
  • Dans la fumée de cigarette libérée dans l’atmosphère, et qui est la base du tabagisme passif, on retrouve plus de 3800 substances chimiques différentes.
  • Le niveau de cotinine (marqueur du tabagisme passif) retrouvé chez les enfants augmente progressivement selon que le père seul fume, la mère ou les deux parents fument. Les effets du tabagisme maternel sont plus importants que ceux du tabagisme paternel. Il faut tenir compte non seulement de ce que les parents fument mais aussi de ce qu'ils fument à la maison et de la fréquence du tabagisme en présence de l'enfant. Pour le même niveau de tabagisme maternel, l'exposition à la fumée de cigarette environnementale, diminue de façon nette de la petite enfance à l'âge scolaire. Le tabagisme passif a moins d'effet sur les enfants plus âgés. Cela peut être le reflet de la diminution du niveau d'exposition au tabagisme passif de la maison quand l'enfant grandit.

Les enfants couramment exposés au tabagisme passif ont :

  • un plus grand risque d'avoir des sifflements dans la poitrine lorsqu'ils ont des rhumes ; il s'agit de bronchites sifflantes non allergiques, virales le plus souvent ; ces sifflements de la petite enfance sont habituellement peu sévères et passagers ; ils disparaissent dans environ 60 % des cas vers l'âge de 5 à 6 ans ;
  • une fonction respiratoire dégradée, surtout sur les débits à bas volume pulmonaire ;
  • un plus grand nombre d'infections broncho-pulmonaires et d'admission à l'hôpital pour ces infections ; cet impact est plus marqué dans la première année de vie ;
  • un plus grand nombre d'otites moyennes, aiguës ou chroniques, et d'adénoïdectomie (ablation des végétations).
  • Il y a une relation dose-effet entre le tabagisme des parents et la fréquence de l'asthme de leurs enfants d'âge scolaire.

Les enfants asthmatiques couramment exposés au tabagisme passif ont :

  • un plus grand nombre de visites aux services d'urgence pour crise d'asthme
  • des épisodes plus fréquents de sifflements et de crises sévères voire menaçantes pour la vie.

Il est peu vraisemblable que le tabagisme pendant la grossesse ou la petite enfance augmente substantiellement le risque de sensibilisation allergique. Il y a peu ou pas d'effet du tabagisme parental sur les taux sériques d'IgE chez l'enfant.

Tabagisme passif chez l’adulte
Malgré la difficulté de mettre en évidence le rôle du tabagisme passif chez l’adulte, on peut considérer qu'il :

  • augmente le risque de devenir asthmatique
  • aggrave les symptômes et détériore la fonction respiratoire des adultes asthmatiques.
  • augmente vraisemblablement la fréquence des cancers bronchiques
  • augmente le risque de maladie cardio-vasculaire.

Le tabagisme et la femme
Les conséquences du tabagisme chez la femme peuvent s'analyser en 5 points :

  • Grossesse
    Le pourcentage de femmes fumant au troisième trimestre de leur grossesse est passé de 15 à 25% entre 1981 et 1995.Les enfants nés de mère fumeuse sont en moyenne plus maigres et plus petits. La mortalité périnatale est plus importante.
  • Maladies cardio-vasculaires
    L'addition du tabac et d'anticonceptionnels oraux multiplie par près de 40 le risque d'infarctus du myocarde, et par plus de 20 le risque d'accident vasculaire cérébral. Ces risques décroissent très rapidement après sevrage tabagique.
  • Ostéoporose
    La densité osseuse est diminuée de 10% à la ménopause chez les fumeuses.
  • Fonction respiratoire
    Comme chez l'homme, le tabagisme altère la fonction respiratoire.
  • Cancer broncho-pulmonaire
    Comme chez l'homme, le tabagisme augmente le risque de cancer bronchique.